vendredi 31 mai 2013

ZUBAK - [...] J'accomplis [...]


[…] On attend les premiers clients...

Qui se sont fait rares.

 Les heures passent, les clients se ressemblent tous, des familles en K-way avec des bananes sortis direct des 90ʼs (des bananes bordel !), juste là pour se promener et profiter de lʼattraction du village. On s'est senti bien loin de chez nous, trop loin. Journée finie, en un éclair on avait plié bagages et en un regard avec Nono on s’était compris, sans même un mot, juste une transmission de pensée (PLUS JAMAIS !), on a réalisé que ce n'était pas pour nous, que l'on s'était trompés de cible, de lieux, de tout même...

 Après ce semi échec nos routes se séparent fin 2010, ce qui s’en suit? Une longue période de doutes débordante de questions du style : pas assez bons ? Qu’est ce qu’on a mal fait ? Enfin vous voyez le genre de questions que l’on se pose quand la confiance redescend et que le moral n’est plus vraiment là !

 Qu’est ce que j’ai fait pendant tout ce temps ? J’ai trouvé du boulot en 3x8 dans une usine (le genre d’endroit où dès que tu commences à travailler, tu es pressé de ne plus y aller, tu te jures de tout faire pour quitter ça) ! Tout ce que je peux vous dire c’est que cette aventure m'a grandement changé, j’avais déjà travaillé, mais pas de cette façon ! Et au fil de ces mois où j'en ai chié (Oui j’en ai bavé!), je me suis façonné un but, un objectif, c’était un peu abstrait au début mais plus le temps passait et plus je me trouvais, je sentais que j’étais destiné à autre chose, à une chose que j’aime.

 En revenant à Besançon début 2012 j’étais à bloc avec Louis, un ami du lycée qui avait travaillé avec moi à l’usine. Malgré notre insuccès, Zubak me hantait toujours, comme un goût d’amertume, d’inachevé. Remettant ça sur le tapis avec Louis et Nono, on n’a pas mis longtemps à se remotiver !

 Cette fois ci on a abordé le problème dans l’autre sens. Au lieu de partir tête baissée, on a pris notre temps. En commençant par contacter les personnes qui avaient suivi le projet depuis ses débuts, histoire de prendre le meilleur départ possible. Dans la foulée Nono retrouve le numéro d’Hinda (la première personne à nous avoir guidés). Quelques jours plus tard, nous nous retrouvons à la Cité Lab de Planoise à expliquer le pourquoi du comment. Le rendez vous se passe super bien, Hinda fait tout son possible pour nous aider à éclaircir nos intentions, nous donne les noms de plusieurs organismes. Mais avant la fin de l’entrevue, elle nous explique qu’elle s’occupe d’un concours appelé « Talents des cités ». Elle nous renseigne également sur la BGE anciennement appelé Boutique de Gestion...


La suite... Lundi !

TT

jeudi 30 mai 2013

ZUBAK - Moi je rêve [...]




 Nous voila donc à la rentrée 2010-2011, je n’étais plus scolarisé au lycée Jules Haag dans la section que j’avais choisi «STL - contrôle et régulation», étant arrivé là quelques années auparavant en pensant que ce que j’apprenais me plaisait... Je cherchais une formation ou tout autre.

 Puis un beau jour, nous nous sommes retrouvés à discuter de leurs étonnant parcours avec la mini entreprise, encore tout fiers de leurs résultats et des rencontres faites au gré des qualifications. Mais l’été étant aussi passé par là, la démotivation pour certains et les projets scolaires pour d’autres ont fait qu’ils n’étaient plus que deux à vouloir continuer. C’est spontanément que j'ai alors décidé de rejoindre l’équipe encore appelé ZOOBAG qui s’est très vite vue renommée en l’unique et original ZUBAK (vous apprendrez pourquoi un peu plus loin, patience!).

 Nous voilà donc tous trois réunis, des idées pleins la tête comme toujours, mais par où commencer? Pour moi ça a été d’apprendre à coudre, et heureusement pour nous le lycée a été très coopératif, en nous laissant accès à la salle de couture les mercredis et parfois même à notre guise. Une fois les rudiments acquis (pour ma part), nous nous sommes penchés sur les premiers prototypes, loin de nous l’idée de repartir avec les mêmes produits.

 Contactés pour être présents à un marché d’artisans autour de Besançon seulement deux mois après notre reprise, cela en a fait notre premier objectif. Préparation oblige, on lance la machine et nous voila partis pour confectionner des trousses/pochettes en chambres à air et quelques rares besaces.

 Le jour J, pour changer il pleut et il fait froid, on charge la voiture à raz bord en essayant de ne rien oublier. Une fois sur place, il faut s’installer et là ça se complique, on nous colle dehors sous une tonnelle aussi étanche qu’un nourrisson avec comme seule source de chaleur un réchaud judicieusement installé en plein devant nous. Ah j’allais oublier le stand d’en face d’où s’échappaient sans modération les effluves d’un vin chaud bien de chez nous !

La mise en place est terminée, on fignole quelques trucs et on attend les premiers clients...

La suite ? Ahah... Demain !


TT
 

mercredi 29 mai 2013

ZUBAK - Exportation

[…]


  Voilà pour nous encore une fois, une nouvelle préparation, une nouvelle présentation, cours d'anglais obligatoires pendant le mois de Juillet. Mais là ce n’est pas la même, le niveau grimpe, la chaleur aussi (WOOOOUUUU). Je suis à Cagliari les pieds dans l‘eau, 45 degrés à l’ombre, en costume, je répète et répète encore le speech qu’on a préparé. Cette fois si ça se déroule sur une semaine, et après, terminé.
 
  
 Tous les participants sont à fond mais tout le monde s'éclate, l'organisme qui gère ça fait tout pour nous mettre à l’aise, soirée de bienvenue dans une boite au milieu de la mer, juste un petit ponton qui nous relie à la terre ! Endroit parfait, all inclusive, ça commençait vraiment bien. Le reste de la semaine était partagé entre visite touristique, petite présentation et entretiens. Mais avec notre anglais à nous, c’était comme se tirer une balle dans chaque pieds et essayer de concurrencer Usain Bolt (Easy, easy).

  Bon après s’être quand même bougés pendant une semaine, on y était. 15 minutes après j’étais devant beaucoup trop de monde à mon goût. Je ne sais plus ce qui m’est passé par la tête, je me suis retrouvé devant une salle entière prêt à parler, avec un maillot de l'équipe de France 98 (c’est toujours dans ces moments-là qu’on a TOUJOURS une idée que l'on ne devrait jamais suivre. Mais entre nous, il est vraiment beau le maillot de l'équipe de France 98 ! Et pour l’anecdote, c’était juste après avoir été qualifiés par la main d’ Henri que je le portais).

  Tout s'est déroulé plus rapidement que prévu. Enfin, je me vois monter sur scène, je me vois descendre mais entre temps aucun souvenir ! C'est comme si j'avais fait avance rapide. A partir de ce moment, la seule chose qui nous importait c’était les résultats.

  Pour la remise des prix on était tous conviés à un gala, truc bien cool avec le cirque du soleil qui s’éclate entre les tables : roulade, extension, flexion des genoux, trapèze et tout… Super beau à voir ! Toutes les équipes étaient mélangées autour de tables rondes pour briser un peu la glace. Pour que l’on prétende être les meilleurs amis du monde mais nada… Oeil pour œil dent pour dent ! D’une façon plus polie, on fait les faux-cul quoi, tous bien habillés.

  Je me suis alors retrouvé en face d'une fille et la première chose à laquelle j'ai pensé en la voyant, c'est à un chou-fleur. Sa coupe, sa robe et son énorme poitrine qui tombait à moitié sur la table... Je le dis à mon voisin de table et j'éclate de rire, mais ce dernier étant originaire d'un pays de l'Est et ne comprenant pas le Français... J'ai donc changé de place pour me retrouver à côté de Dilan, mon fidèle camarade de classe. Et lui ça l’a plié !

  Repas terminé, plus un bruit, le maître de cérémonie arrive (Professeur Xavier mais sans le fauteuil, mais pas non plus Bruce Willis). On le fixe tous, on suit tous ces mouvements. C’était comme quand vous allez au zoo et que vous êtes fasciné par le grand et majestueux Panda Géant. Il nous annonce qu’il n’y aura qu’un vainqueur (perspicace Barthez) et que celui-ci aura la possibilité d’avoir des financements pour monter une véritable entreprise.

 DING ! La cloche a sonné, on avait la gorge nouée. Le 3éme et le 2éme sont annoncés, nous ne sommes pas dedans et avec le temps j'ai oublié qui étaient les équipes. Le moment que tout le monde attendait était enfin là mais comme à leur habitude, ceux qui sont désignés pour faire le sale boulot font durer la chose, ils prennent leurs temps. Une seule envie dans ces instants : choper le premier truc qui traîne et lui jeter dessus ! Alors, tu t'imagines la scène dans ta tête. Puis tu comprends qu'il a fini de tourner autour du pot et que c'est le moment décisif, il parle doucement et regarde sa feuille… (Roulement de tambours…)


" Le grand vainqueur est…… la Confédération Helvétique……"


  Tout s'écroule pour nous. Les larmes de joie ne sont plus pour toi mais pour eux. Toi t'es triste. Tu quittes la table, l'immeuble, tu rentres. Tu ne veux parler à personne, tu mets la faute sur quelqu'un. Le truc bien de chez nous quoi ! Ce moment-là je le zappe, des pleurs ça n'intéresse personne. Venons-en à la suite.


Demain c'est TT qui entre en jeu !


Helmute

mardi 28 mai 2013

ZUBAK - Produit fini





[…] La suite allait être sympathique

 Le concours national s’est déroulé sur 2 jours au palais des congrès d'Issy-les-Moulineaux : un jour avec les jurys sur les stands et le deuxième jour… C'est autre chose ! Vous avez beau vous être préparé, être sûr de vous mais quand vous vous rendez compte que l'oral en anglais se tiendra devant un jury d'une trentaine de personnes et que derrière eux siègeront  les 300 participants de tout le concours... C'est comme quand on te met un grand coup de poing dans le ventre. T’as le souffle coupé, t’as beau faire tout ce qu'il faut mais tu as mal, mal au ventre, à la gorge et tu ne peux pas enlever la veste de ton costume car les auréoles de sous les bras sont si grandes que ta chemise rétrécit à vue d'œil !

 Tu finis par te retrouver là… Devant tout le monde, les mains moites, t'essayes de fixer un point où tu ne croiseras le regard de personne mais impossible ! Du monde partout, pas le choix, c'est parti !

 Après un bon gros quart d’heure de présentation, en anglais s’il vous plait ! Il faut quitter la scène pour laisser la place à une autre victime, c’était la plus belle chose du monde, au moins à ce moment-là... Le temps que tout le monde passe sa séance de torture psychologique ça a bien pris la journée avant de terminer par la remise des prix. Le retour du stress ! Comme par hasard ils commencent toujours par le dernier du podium et là ne figurant pas à la 3éme place ni à la 2éme,  stress (pour les non scientifiques : l’infini)...

 BOOM, on nous appelle pour le haut du podium… Numéro 1 devant toutes les équipes ! Des larmes de joies, des câlins, des bisous entre toute les personnes de la classe, une sensation de réussite encore plus grande que lors du précédent concours ! Une vague de bien être impossible à contenir, une joie pareille, obligé de sauter sur la personne qui a annoncé notre nom pour le prix !!!!!!!!!!

 Pendant ces deux jours, toutes les " entreprises " devaient voter pour celle qui remporterait le prix coup de cœur.

 BOOM 2 (Sophie Marceau <3) rebelote ! Cinq minutes après notre heure de gloire, voilà que l'on nous rattrape par le col du veston ! La suite de la journée pouvait se résumer par des montagnes de questions, des montagnes de sourires et une soirée plus que festive…

 Le truc vraiment cool dans toute cette aventure c’est quand on vous souffle qu’une bonne nouvelle en cache une autre alors que vous êtes encore sur votre petit nuage… La Présidente du concours vient vous voir pour vous annoncer : " Bon… Vous êtes bons, je suis fière de vous mais ce n’est pas fini : je vous emmène au concours Européen. Faites votre sac, en juillet on sera en Sardaigne ! ". 


La suite... Demain !

Helmute